Débordement excessif du point de regroupement des ordures ménagères à Hindé : les ONGs intervenant dans le secteur crient leur ras-le-bol
- Une prompte réaction de la mairie de Cotonou est vivement attendue
La ville de Cotonou continue à ce jour de souffrir des problèmes quant à son assainissement. En effet, pour parer aux déchets ménagers et permettre aux populations béninoises de vivre dans un environnement sain, plusieurs organisations non gouvernementales ont pris à bras le corps les problèmes y afférents. A ce titre, il n’est point de doute que pour quelques francs cfa par mois, les uns et les autres peuvent désormais s’abonner aux services de l’une des organisations accréditées dans la collecte des ordures. Une fois ces ordures récupérées, il est indiqué des dépotoirs où se fait le tri des déchets. Ces dépotoirs sont exploités par des structures avec lesquelles des contrats clairs sont établis en ce qui concerne ces tris. Mais curieusement, depuis quelques mois, le dépôt d’ordures du quartier “ Hindé“ à Cotonou est devenu un calvaire. Haut lieu de l’insalubrité où des odeurs nauséabondes peuvent provoquer un accident cérébro-vasculaire chez des individus peu résistant à ces genres d’intempérie ou de désastre. Malheureusement, encore une fois ce sont nos paisibles populations qui sont bien obligées de cohabiter avec ce spectacle putride et ignominieux. Le quartier Hindé qui est avant tout un espace commercial, est devenu un véritable siège à ordures où, la pollution atmosphérique n’est plus à démontrer. Un tour dans ce quartier et auprès de plusieurs des ONG accréditées à y déposer des ordures nous font comprendre le mal qui embrase Cotonou en matière d’assainissement.
En effet, le dépôt des ordures a été cédé à l’exploitation d’une de nos compatriotes habitant dans la zone. Mais qui réellement n’en prend vraiment plus soin. La preuve, depuis plusieurs mois déjà, alors qu’antérieurement, la structure qui opérait sur ces lieux, déchargeait le dépôt plus de deux à trois fois par jour, c’est à peine que celle qui fait aujourd’hui office de propriétaire de la décharge le fait une fois par mois.
Ceci a eu pour conséquence la saturation du point de regroupement de ces ordures.
Mais l’urgence qui crève l’œil, c’est l’insanité qui a embrasé le point de regroupement de ces ordures à Dantokpa et dont les usagers et les populations riveraines sont victimes. Aujourd’hui, les ONG qui pratiquent ce point de regroupement crient leurs ras-le-bol et se mobilisent pour monter au créneau afin de dénoncer le phénomène, car pour l’heure, elles ne savent pas où décharger les ordures collectées dans les ménages. Cette situation appelle à une prise de conscience et la municipalité de Cotonou et le ministère de l’environnement doivent prendre chacun leur responsabilité pour le rayonnement de la ville de Cotonou et ses environs.
Alexandre COOVI
